Hôtel UBIK

​Écrit par Vanja Godée et Sylvain Daï

 

Dans le Grand Nord, sur la ligne du trädgränsen -la limite géographique au-delà de laquelle les arbres sont incapables de pousser- un couple de touristes tente de savourer leurs vacances. Les voyageurs sont pris en charge par un personnel d’hôtel trop bienveillant pour être honnête.
Très vite, les sourires de façade et le cadre idyllique font place à un climat sombre, étrange. La lune change de couleur, et le gentiment pittoresque devient peu à peu dérangeant.

 

HÔTEL UBIK c’est l’histoire de…
C’est l’histoire de la rencontre de deux mondes, deux conceptions du monde qui s’affrontent
C’est l’histoire de deux couples qui tentent de tisser des liens, mais ne parviennent pas à s’accorder.
C’est l’histoire d’une valise perdue entre deux transits, qu’on ne retrouvera jamais.
C’est l’histoire de la collision inévitable de deux galaxies, notre Voie lactée, et Andromède, qui se rapprochent à une vitesse de 300 kilomètres par seconde.

 

HÔTEL UBIK c’est une comédie d’horreur et de science-fiction…
C’est le croisement contre-nature entre Melancholia, The Shining et la série White Lotus.
C’est le réalisme magique de Julio Cortazar empreint des codes d’écriture d’une série télé.
C’est un thriller horrifique humoristique.

 

HÔTEL UBIK c’est un huis clos glacial…
C’est une proposition scénique qui fait d’une chambre d’hôtel, le vivarium d’un genre nouveau.
On retrouve bien sûr l’imagerie onirique “UBIK Group” et sa conception sonore méticuleuse.

Les vitres créent la même distance que l’écran de cinéma et le regard voyeur du spectateur peut vagabonder avec le sentiment confortable d’être protégé du drame qui se joue à l’intérieur de la boîte. Et peut-être, s’il se laisse absorber, comme dans la nouvelle “Axolotl” de Cortazar, le spectateur se verra-t-il renvoyer son propre reflet d’animal humain.